2024
Fnac-Darty
Année
Secteur
Distribution
Méthodologie ACT
Retail
Score de performance
Entre 2019 et 2024, les émissions totales du groupe Fnac Darty ont diminué de 10%, avec les objectifs de réduction de 50% sur les scopes 1 et 2 déjà atteints. Les émissions liées aux bâtiments ont baissé de 92%, et celles dues aux réfrigérants de 69%. Concernant le transport, qui représente 95 % des émissions de la catégorie analysée, une réduction de 21% a été obtenue sur les transports opérés, représentant environ la moitié des émissions de transport totales. Toutefois, en l'absence de données kilométriques et d’informations détaillées sur les gaz réfrigérants, ces trajectoires ne peuvent pas être pleinement valorisées.
Concernant le scope 3, les efforts portent principalement sur la catégorie 3.11, liée à l’utilisation des produits vendus, avec un objectif de réduction en intensité de 22% validé par SBTi. Cette cible n’a cependant progressé que d'1%, en raison de la forte dépendance au mix électrique français. Aucune cible n’a été définie pour la catégorie 1 (achats de biens et services), qui représente pourtant 58 % des émissions totales. Le score de durabilité, indicateur interne de performance environnementale des produits, est désormais calculé pour 61% des ventes, mais reste peu transparent et ne fait pas encore le lien direct avec les émissions. La stratégie de décarbonation repose en grande partie sur l’économie circulaire, en allongeant la durée de vie des produits via la réparation, la revente d’occasion, et la promotion de produits durables. Le groupe affiche également un score de durabilité de 133 en 2024 (objectif 135 pour 2025), mais sans quantification claire du potentiel de décarbonation. Par ailleurs, l’initiative « Choix Durable » met en avant des produits durables, mais sans objectifs chiffrés ou données de consommation associées. Si les émissions évitées par la réparation sont estimées à 190 000 tCO₂e en 2023, aucun objectif de réduction n’est projeté. Les clients peuvent aussi être guidés par des informations sur l’impact des options de livraison.
Sur le plan de la gouvernance, un comité climat est en place, avec la participation de membres du comité exécutif, mais l’expertise climatique reste limitée. La gouvernance circulaire est assurée par un comité dédié, mais l’intégration des données amont reste faible. L’engagement fournisseur s’appuie sur l’objectif d’obtenir des cibles SBTi pour les fournisseurs représentant 80% des émissions d’ici 2026. Le groupe propose un code de conduite, des questionnaires de collecte (SBTi, ACV, bilan carbone) et partage des données SAV. Toutefois, il n’existe pas encore d’offre d’achat spécifiquement orientée « bas carbone ».
Enfin, le groupe ne publie pas de prise de position proactive sur les politiques publiques climatiques. Cependant, le groupe est membre de l’AFEP qui se distingue par un plaidoyer en faveur de l'allègement des réglementation climatiques. Le CEO s’exprime néanmoins publiquement en faveur d’une consommation plus responsable. Malgré cette ambition et des avancées opérationnelles notables, l’absence de trajectoire consolidée de décarbonation et de planification chiffrée au-delà de 2025 limite la visibilité sur l’impact réel à long terme.
Concernant le scope 3, les efforts portent principalement sur la catégorie 3.11, liée à l’utilisation des produits vendus, avec un objectif de réduction en intensité de 22% validé par SBTi. Cette cible n’a cependant progressé que d'1%, en raison de la forte dépendance au mix électrique français. Aucune cible n’a été définie pour la catégorie 1 (achats de biens et services), qui représente pourtant 58 % des émissions totales. Le score de durabilité, indicateur interne de performance environnementale des produits, est désormais calculé pour 61% des ventes, mais reste peu transparent et ne fait pas encore le lien direct avec les émissions. La stratégie de décarbonation repose en grande partie sur l’économie circulaire, en allongeant la durée de vie des produits via la réparation, la revente d’occasion, et la promotion de produits durables. Le groupe affiche également un score de durabilité de 133 en 2024 (objectif 135 pour 2025), mais sans quantification claire du potentiel de décarbonation. Par ailleurs, l’initiative « Choix Durable » met en avant des produits durables, mais sans objectifs chiffrés ou données de consommation associées. Si les émissions évitées par la réparation sont estimées à 190 000 tCO₂e en 2023, aucun objectif de réduction n’est projeté. Les clients peuvent aussi être guidés par des informations sur l’impact des options de livraison.
Sur le plan de la gouvernance, un comité climat est en place, avec la participation de membres du comité exécutif, mais l’expertise climatique reste limitée. La gouvernance circulaire est assurée par un comité dédié, mais l’intégration des données amont reste faible. L’engagement fournisseur s’appuie sur l’objectif d’obtenir des cibles SBTi pour les fournisseurs représentant 80% des émissions d’ici 2026. Le groupe propose un code de conduite, des questionnaires de collecte (SBTi, ACV, bilan carbone) et partage des données SAV. Toutefois, il n’existe pas encore d’offre d’achat spécifiquement orientée « bas carbone ».
Enfin, le groupe ne publie pas de prise de position proactive sur les politiques publiques climatiques. Cependant, le groupe est membre de l’AFEP qui se distingue par un plaidoyer en faveur de l'allègement des réglementation climatiques. Le CEO s’exprime néanmoins publiquement en faveur d’une consommation plus responsable. Malgré cette ambition et des avancées opérationnelles notables, l’absence de trajectoire consolidée de décarbonation et de planification chiffrée au-delà de 2025 limite la visibilité sur l’impact réel à long terme.
Score narratif
Le groupe Fnac-Darty a engagé sa transition vers une économie de service, en partie tourné vers l'entretien et la réparation des équipements vendus et vers la vente d'équipement de seconde vie. Cette orientation est structurée par une politique fournisseur et client cohérente.
Cependant, la crédibilité du plan de transition est limitée : aucune cible n’est définie sur les achats (catégorie 1 du scope 3, 58% des émissions), et les actions concrètes pour réduire les émissions liées aux produits achetés ou utilisés restent marginales. Les progrès observés sur les émissions sont difficiles à attribuer aux actions du groupe, en l’absence d’analyse d’impact et de méthodologie claire.
Le reporting présente des lacunes : peu de données sur les produits éditoriaux (17% du chiffre d'affaires), absence d’estimation des émissions LULUC (papier), et méthodes de calcul peu transparentes. Par exemple, 0% des émissions du scope 3.1 reposent sur des données spécifiques, et les chiffres sur le transport ne correspondent pas aux périmètres des objectifs.
Aucun scandale environnemental n’est à signaler, mais des risques non traités persistent. L’impact de la chaîne d’approvisionnement électronique sur le secteur minier est sous-évalué, tout comme les risques physiques (absence d’analyse par scénario climatique) et ceux liés au mix électrique français, très présent dans le bilan carbone du groupe. Ce dernier constitue une vulnérabilité face à la transition énergétique à venir.
Cependant, la crédibilité du plan de transition est limitée : aucune cible n’est définie sur les achats (catégorie 1 du scope 3, 58% des émissions), et les actions concrètes pour réduire les émissions liées aux produits achetés ou utilisés restent marginales. Les progrès observés sur les émissions sont difficiles à attribuer aux actions du groupe, en l’absence d’analyse d’impact et de méthodologie claire.
Le reporting présente des lacunes : peu de données sur les produits éditoriaux (17% du chiffre d'affaires), absence d’estimation des émissions LULUC (papier), et méthodes de calcul peu transparentes. Par exemple, 0% des émissions du scope 3.1 reposent sur des données spécifiques, et les chiffres sur le transport ne correspondent pas aux périmètres des objectifs.
Aucun scandale environnemental n’est à signaler, mais des risques non traités persistent. L’impact de la chaîne d’approvisionnement électronique sur le secteur minier est sous-évalué, tout comme les risques physiques (absence d’analyse par scénario climatique) et ceux liés au mix électrique français, très présent dans le bilan carbone du groupe. Ce dernier constitue une vulnérabilité face à la transition énergétique à venir.
Score de tendance
Beaucoup de signaux contradictoires dans les données disponibles rendent l'évaluation difficile. Une trajectoire d'émission en réduction (-10% depuis 2019) suivie d'une augmentation des émissions entre 2023 et 2024 suggèrent une forte dépendance aux facteurs externes. La transition du modèle d'affaires est bien engagée mais sans lien clair avec la décarbonation. Absence d'objectif sur l'essentiel des émissions de scope 3 (cat 3.1), et pas de stratégie portant directement sur les émissions du mix produit.
Source
ACT Eval 2
Score Global
Score de performance (/100)
49
Score de transparence (/100)
99
ℹ️
Score narratif (A > E)
C
Score de tendance (- = +)
=
Scores par modules
#1 : meilleur score dans l'échantillon des résultats
N/A% = module non applicable à la méthodologie sectorielle
Objectifs de réduction : 43%
#1
Investissement matériel : 55%
#1
Investissement immatériel : N/A%
#1
Performance des produits : 45%
#1
Management : 51%
#1
Engagement Fournisseur : 40%
#1
Engagement Client : 58%
#1
Engagement public : 25%
#1
Modèle d’affaires : 63%
#1
Pondération par module
No Data Found