2024
Groupe SEB
Année
Secteur
Industrie légère
Méthodologie ACT
Generic
Score de performance
Le Groupe SEB affiche des objectifs climatiques ambitieux, validés par SBTi et alignés sur une trajectoire compatible avec un réchauffement limité à 1,5°C. Il vise notamment une réduction de 42% de ses émissions scopes 1 et 2 d’ici 2030, un objectif déjà partiellement atteint, ainsi qu’une baisse de 25% des émissions indirectes amont (cat.1 et 4) et aval (cat.11), soit l'essentiel du scope 3. Sur le long terme, SEB ambitionne de réduire ses émissions de 90% à l’horizon 2050. En matière d’écoconception, le groupe présente une performance solide, avec 91% de produits réparables en 2023, dépassant son objectif fixé pour 2030, et un taux de recyclabilité de 80%, avec une progression notable de l’usage de matériaux recyclés.
Par ailleurs, la gouvernance climat est bien structurée, portée par un comité de direction générale et un comité RSE dédié, qui intègrent des critères extra-financiers dans la rémunération des dirigeants. Le plan de transition de SEB s’appuie sur des actions concrètes autour de la réparabilité, la recyclabilité et l’utilisation accrue de matériaux recyclés. Le plan de transition concernant les émissions liées à l'utilisation des produit est encore en construction, mais SEB cible les familles de produits les plus émettrices pour améliorer leur efficacité énergétique et encourager des usages plus sobres grâce au nudging. Le groupe développe également des modèles économiques circulaires, comme RépareSeb, qui a permis de reconditionner plus de 23 000 produits en 2024 et accompagne l’insertion professionnelle. Enfin, SEB s’illustre par un engagement social local, avec notamment la collaboration avec Arès pour un atelier de réparation favorisant la réinsertion professionnelle dans une démarche bas carbone.
Cependant, certains aspects méritent des améliorations. La stratégie d’engagement auprès des fournisseurs reste peu contraignante, sans exigences formelles de réduction des émissions ni mécanismes clairs de suivi. De même, l’engagement des clients est encore en phase de développement, avec un manque d’indicateurs précis pour mesurer le déploiement des leviers mis en place, ainsi qu’une absence de stratégie dédiée pour impliquer les distributeurs et leur partager les données ACV.
La transparence sur les pratiques de lobbying est également insuffisante. Malgré la déclaration du groupe affirmant qu’il n’influence pas les politiques climatiques, SEB emploie plusieurs lobbyistes et ne publie pas la liste complète de ses affiliations associatives, ce qui soulève des contradictions, notamment vis-à-vis des positions de l’AFEP, dont il est membre, qui plaide globalement pour l'allègement des politiques environnementales européennes. Enfin, même si SEB avance dans la décarbonation de son modèle économique, le développement de nouveaux business models circulaires, comme la location de petit électroménager lancée en 2018, elle manque d’objectifs clairs et de données récentes, ce qui limite la visibilité sur leur contribution future.
Par ailleurs, la gouvernance climat est bien structurée, portée par un comité de direction générale et un comité RSE dédié, qui intègrent des critères extra-financiers dans la rémunération des dirigeants. Le plan de transition de SEB s’appuie sur des actions concrètes autour de la réparabilité, la recyclabilité et l’utilisation accrue de matériaux recyclés. Le plan de transition concernant les émissions liées à l'utilisation des produit est encore en construction, mais SEB cible les familles de produits les plus émettrices pour améliorer leur efficacité énergétique et encourager des usages plus sobres grâce au nudging. Le groupe développe également des modèles économiques circulaires, comme RépareSeb, qui a permis de reconditionner plus de 23 000 produits en 2024 et accompagne l’insertion professionnelle. Enfin, SEB s’illustre par un engagement social local, avec notamment la collaboration avec Arès pour un atelier de réparation favorisant la réinsertion professionnelle dans une démarche bas carbone.
Cependant, certains aspects méritent des améliorations. La stratégie d’engagement auprès des fournisseurs reste peu contraignante, sans exigences formelles de réduction des émissions ni mécanismes clairs de suivi. De même, l’engagement des clients est encore en phase de développement, avec un manque d’indicateurs précis pour mesurer le déploiement des leviers mis en place, ainsi qu’une absence de stratégie dédiée pour impliquer les distributeurs et leur partager les données ACV.
La transparence sur les pratiques de lobbying est également insuffisante. Malgré la déclaration du groupe affirmant qu’il n’influence pas les politiques climatiques, SEB emploie plusieurs lobbyistes et ne publie pas la liste complète de ses affiliations associatives, ce qui soulève des contradictions, notamment vis-à-vis des positions de l’AFEP, dont il est membre, qui plaide globalement pour l'allègement des politiques environnementales européennes. Enfin, même si SEB avance dans la décarbonation de son modèle économique, le développement de nouveaux business models circulaires, comme la location de petit électroménager lancée en 2018, elle manque d’objectifs clairs et de données récentes, ce qui limite la visibilité sur leur contribution future.
Score narratif
Modèle d'entreprise et stratégie : Le Groupe SEB affiche une stratégie orientée vers un modèle économique plus durable, notamment à travers l’écoconception, la réparabilité et l’utilisation de matières recyclées. Ces axes sont bien intégrés dans les produits et la conception industrielle, ce qui positionne SEB comme un acteur en avance sur ces sujets. Cependant, la transformation du business model est encore peu aboutie : les activités de seconde main représentent moins de 1 % du chiffre d’affaires en 2023, et d’autres leviers identifiés, comme la location, manquent de données concrètes et d’objectifs structurants. SEB affiche une certaine dépendance à des activités très carbonées comme la production de métaux, mais réalise une transition vers les matériaux recyclé avec succès depuis plusieurs années.
Cohérence et crédibilité : La crédibilité de la démarche climat de SEB est globalement solide, grâce à des résultats mesurables sur la réduction des émissions et l’intégration de matériaux recyclés. Pourtant, certaines incohérences stratégiques subsistent. Si les produits sont conçus pour être recyclables, la stratégie du groupe ne détaille pas comment il s’assure du recyclage effectif. La dimension "distribution" est également peu développée : les canaux de vente et la collaboration avec les distributeurs ne semblent pas intégrés dans la stratégie climat. De plus, l’absence d’analyse sur les composants électroniques et les impacts potentiels des produits connectés crée une zone d’ombre sur l’évolution à long terme de l’empreinte environnementale.
Qualité des données : La qualité des données publiées est satisfaisante. SEB fait preuve de transparence sur le suivi des émissions, y compris sur les postes d’émissions complexes comme la catégorie 11 (usage des produits), pour laquelle il explique clairement ses hypothèses et ses limites méthodologiques.
Réputation : La position de SEB est affaiblie par un manque de transparence sur ses activités de lobbying. Le groupe affirme ne pas influencer les politiques climatiques, ce qui est contredit par des données externes (LobbyMap) signalant l’existence d’au moins 4,5 ETP lobbyistes. Des pratiques controversées, notamment autour de la défense de l’usage des PFAS malgré des pollutions avérées et des alertes scientifiques, alimentent les doutes sur son alignement avec les enjeux environnementaux et sanitaires. Cette opacité nuit à la crédibilité globale de l’entreprise sur les questions climatiques.
Risques : SEB reste exposé à des risques matériels importants. Son activité repose encore fortement sur des matières premières carbonées comme l’aluminium et l’acier. Le groupe a mis en place un plan de transition pour réduire cette dépendance, mais l’ampleur du risque reste élevée dans un contexte de hausse potentielle du prix du carbone. Par ailleurs, les interdictions à venir sur les PFAS constituent une menace réglementaire et réputationnelle forte, d’autant plus que SEB a montré peu d’anticipation sur ce sujet jusqu’à présent.
Cohérence et crédibilité : La crédibilité de la démarche climat de SEB est globalement solide, grâce à des résultats mesurables sur la réduction des émissions et l’intégration de matériaux recyclés. Pourtant, certaines incohérences stratégiques subsistent. Si les produits sont conçus pour être recyclables, la stratégie du groupe ne détaille pas comment il s’assure du recyclage effectif. La dimension "distribution" est également peu développée : les canaux de vente et la collaboration avec les distributeurs ne semblent pas intégrés dans la stratégie climat. De plus, l’absence d’analyse sur les composants électroniques et les impacts potentiels des produits connectés crée une zone d’ombre sur l’évolution à long terme de l’empreinte environnementale.
Qualité des données : La qualité des données publiées est satisfaisante. SEB fait preuve de transparence sur le suivi des émissions, y compris sur les postes d’émissions complexes comme la catégorie 11 (usage des produits), pour laquelle il explique clairement ses hypothèses et ses limites méthodologiques.
Réputation : La position de SEB est affaiblie par un manque de transparence sur ses activités de lobbying. Le groupe affirme ne pas influencer les politiques climatiques, ce qui est contredit par des données externes (LobbyMap) signalant l’existence d’au moins 4,5 ETP lobbyistes. Des pratiques controversées, notamment autour de la défense de l’usage des PFAS malgré des pollutions avérées et des alertes scientifiques, alimentent les doutes sur son alignement avec les enjeux environnementaux et sanitaires. Cette opacité nuit à la crédibilité globale de l’entreprise sur les questions climatiques.
Risques : SEB reste exposé à des risques matériels importants. Son activité repose encore fortement sur des matières premières carbonées comme l’aluminium et l’acier. Le groupe a mis en place un plan de transition pour réduire cette dépendance, mais l’ampleur du risque reste élevée dans un contexte de hausse potentielle du prix du carbone. Par ailleurs, les interdictions à venir sur les PFAS constituent une menace réglementaire et réputationnelle forte, d’autant plus que SEB a montré peu d’anticipation sur ce sujet jusqu’à présent.
Score de tendance
Des éléments essentiels de la stratégie bas carbone de SEB sont clairement en train de monter en puissance, notamment la stratégie de réduction des émissions liées à l'utilisation des produits. La structuration de cette stratégie devrait permettre de poursuivre la réduction des émissions, majoritairement obtenue grâce à des interventions sur l'amont des produits jusqu'ici.
Source
ACT Eval 2
Score Global
Score de performance (/100)
52
Score de transparence (/100)
97
ℹ️
Score narratif (A > E)
B
Score de tendance (- = +)
+
Scores par modules
#1 : meilleur score dans l'échantillon des résultats
N/A% = module non applicable à la méthodologie sectorielle
Objectifs de réduction : 79%
#1
Investissement matériel : 13%
#1
Investissement immatériel : 0%
#1
Performance des produits : 72%
#1
Management : 62%
#1
Engagement Fournisseur : 21%
#1
Engagement Client : 43%
#1
Engagement public : 39%
#1
Modèle d’affaires : 27%
#1
Pondération par module
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