2024
Legrand
Année
Secteur
Industrie légère
Méthodologie ACT
Generic
Score de performance
Legrand dispose d’une stratégie climatique structurée autour d’objectifs validés par SBTi, alignés avec une trajectoire de réchauffement à 1,5°C. L’entreprise vise une réduction de 42% des émissions de Scope 1 et 2 d’ici 2030 et de 90% d’ici 2050 par rapport à 2022. Elle s’engage également à réduire de 90% l’ensemble de ses émissions scope 3 d’ici 2050, avec des objectifs intermédiaires à 2030 sur les achats de biens et services ainsi que sur l’utilisation des produits vendus. Ces objectifs ambitieux découlent d'une gouvernance structurée et de haut niveau, avec un niveau d'incitation aligné.
Sur le volet fournisseurs, la stratégie est également robuste. Legrand a ciblé 250 fournisseurs clés représentant 60% des émissions de sa catégorie 1, en les encourageant à réduire leurs émissions d’au moins 30% d’ici 2030. L’entreprise a dépassé cet objectif en engageant 327 fournisseurs, et elle suit de manière quantitative les émissions évitées associées. Ce dispositif repose sur un cadre de gouvernance solide : un comité des engagements et de la RSE pilote la feuille de route climat, et la direction générale est directement impliquée.
Toutefois, quelques domaines d'amélioration ont été identifiés. Les résultats sur le scope 3, qui représente l’essentiel de son empreinte, sont encore limités. Les émissions de catégorie 11 (utilisation des produits vendus) ont augmenté de 20% entre 2022 et 2024, notamment du fait de la croissance de l’activité datacenters, ce qui met en péril l’atteinte des objectifs à 2030. Par ailleurs, la stratégie reste concentrée sur des actions d’écoconception et de suivi d’indicateurs globaux, sans réelle structuration de l’accompagnement client ni stratégie proactive pour décarboner les usages, en particulier dans les datacenters, qui représentent pourtant une part significative du plan d'action.
Legrand ne formalise pas de vision claire de son modèle d’affaires à horizon 2050. Si l’entreprise mise sur le développement de sa gamme de solutions d’efficacité énergétique, qui représente aujourd’hui 23% de son chiffre d’affaires, elle ne définit pas d’objectifs chiffrés de croissance sur ce segment. Legrand n’envisage pas non plus de réorienter ses activités très carbonées, et compte sur la croissance d'activités très énergivores comme les datacenters.
Enfin, la stratégie d’engagement client reste peu développée. Legrand suit les émissions évitées grâce à ses produits mais ne déploie pas de démarche structurée de sensibilisation ou d’accompagnement de ses clients vers la décarbonation. Legrand reste également peu transparent sur ses positions envers les politiques climatiques et ses affiliations à des associations professionnelles.
Sur le volet fournisseurs, la stratégie est également robuste. Legrand a ciblé 250 fournisseurs clés représentant 60% des émissions de sa catégorie 1, en les encourageant à réduire leurs émissions d’au moins 30% d’ici 2030. L’entreprise a dépassé cet objectif en engageant 327 fournisseurs, et elle suit de manière quantitative les émissions évitées associées. Ce dispositif repose sur un cadre de gouvernance solide : un comité des engagements et de la RSE pilote la feuille de route climat, et la direction générale est directement impliquée.
Toutefois, quelques domaines d'amélioration ont été identifiés. Les résultats sur le scope 3, qui représente l’essentiel de son empreinte, sont encore limités. Les émissions de catégorie 11 (utilisation des produits vendus) ont augmenté de 20% entre 2022 et 2024, notamment du fait de la croissance de l’activité datacenters, ce qui met en péril l’atteinte des objectifs à 2030. Par ailleurs, la stratégie reste concentrée sur des actions d’écoconception et de suivi d’indicateurs globaux, sans réelle structuration de l’accompagnement client ni stratégie proactive pour décarboner les usages, en particulier dans les datacenters, qui représentent pourtant une part significative du plan d'action.
Legrand ne formalise pas de vision claire de son modèle d’affaires à horizon 2050. Si l’entreprise mise sur le développement de sa gamme de solutions d’efficacité énergétique, qui représente aujourd’hui 23% de son chiffre d’affaires, elle ne définit pas d’objectifs chiffrés de croissance sur ce segment. Legrand n’envisage pas non plus de réorienter ses activités très carbonées, et compte sur la croissance d'activités très énergivores comme les datacenters.
Enfin, la stratégie d’engagement client reste peu développée. Legrand suit les émissions évitées grâce à ses produits mais ne déploie pas de démarche structurée de sensibilisation ou d’accompagnement de ses clients vers la décarbonation. Legrand reste également peu transparent sur ses positions envers les politiques climatiques et ses affiliations à des associations professionnelles.
Score narratif
Modèle d'entreprise et stratégie : Legrand base en grande partie son développement sur les activités d'électrification et de transition énergétique. Ce segment représente déjà une part significative du CA (23%). Cependant les activités de Legrand sont encore fortement dépendantes d'activités carbornées, notamment la production de métaux et plastiques vierges et le secteur du numérique.
Crédibilité et cohérence : L’entreprise fonde une part importante de sa croissance sur le marché des datacenters, un secteur notoirement énergivore et générateur de surconsommation électrique, ce qui entre en contradiction avec les impératifs de transition énergétique. Par ailleurs, 72% des émissions de Legrand proviennent de la phase d'utilisation de ses produits, ce qui souligne l'importance d'agir sur cet aspect. Pourtant, alors que la décarbonation de l'électricité des datacenters figure parmi les leviers identifiés dans son plan de transition, aucune action proactive tangible n’est mise en avant par l'entreprise pour accompagner cette évolution. On entrevoit donc un manque de cohérence entre les objectifs de décarbonation et les objectifs de développement économiques.
Qualité des données : Aucun problème relevé
Réputation : Aucun problème relevé
Risques : L’entreprise reste largement tributaire de la production de métaux vierges, dont l’empreinte carbone est élevée, et axe fortement son développement sur le secteur du numérique et des datacenters, eux-mêmes très consommateurs d’électricité. Une part essentielle de son plan de décarbonation repose ainsi sur la décarbonation de l’électricité dans les pays où elle opère, ce qui expose Legrand à un risque politique et réglementaire important : si la transition énergétique nationale ou locale tarde, les objectifs climatiques de l’entreprise pourraient être compromis. Ce risque apparaît d’autant plus préoccupant qu’il ne semble pas anticipé ni géré, le plan de transition de Legrand ne mentionnant pas d’actions proactives pour soutenir le développement des énergies renouvelables, en particulier dans le secteur des datacenters.
Crédibilité et cohérence : L’entreprise fonde une part importante de sa croissance sur le marché des datacenters, un secteur notoirement énergivore et générateur de surconsommation électrique, ce qui entre en contradiction avec les impératifs de transition énergétique. Par ailleurs, 72% des émissions de Legrand proviennent de la phase d'utilisation de ses produits, ce qui souligne l'importance d'agir sur cet aspect. Pourtant, alors que la décarbonation de l'électricité des datacenters figure parmi les leviers identifiés dans son plan de transition, aucune action proactive tangible n’est mise en avant par l'entreprise pour accompagner cette évolution. On entrevoit donc un manque de cohérence entre les objectifs de décarbonation et les objectifs de développement économiques.
Qualité des données : Aucun problème relevé
Réputation : Aucun problème relevé
Risques : L’entreprise reste largement tributaire de la production de métaux vierges, dont l’empreinte carbone est élevée, et axe fortement son développement sur le secteur du numérique et des datacenters, eux-mêmes très consommateurs d’électricité. Une part essentielle de son plan de décarbonation repose ainsi sur la décarbonation de l’électricité dans les pays où elle opère, ce qui expose Legrand à un risque politique et réglementaire important : si la transition énergétique nationale ou locale tarde, les objectifs climatiques de l’entreprise pourraient être compromis. Ce risque apparaît d’autant plus préoccupant qu’il ne semble pas anticipé ni géré, le plan de transition de Legrand ne mentionnant pas d’actions proactives pour soutenir le développement des énergies renouvelables, en particulier dans le secteur des datacenters.
Score de tendance
La forte augmentation des émissions liées à l'utilisation des produits, due en grande partie à la croissance du marché des datacenters, n'est pas encore stabilisée. Les actions correctives sur cet aspect reposent sur la décarbonation de l'électricité dans les pays où elle opère, mais Legrand ne démontre pas de posture proactive là-dessus. On peut donc raisonnablement s'attendre à ce que les émissions continuent à augmenter.
Source
ACT Eval 2
Score Global
Score de performance (/100)
46
Score de transparence (/100)
90
ℹ️
Score narratif (A > E)
B
Score de tendance (- = +)
-
Scores par modules
#1 : meilleur score dans l'échantillon des résultats
N/A% = module non applicable à la méthodologie sectorielle
Objectifs de réduction : 78%
#1
Investissement matériel : 13%
#1
Investissement immatériel : 0%
#1
Performance des produits : 36%
#1
Management : 81%
#1
Engagement Fournisseur : 60%
#1
Engagement Client : 60%
#1
Engagement public : 29%
#1
Modèle d’affaires : 36%
#1
Pondération par module
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