2024
L'Oréal
Année
Secteur
Production biens de consommation
Méthodologie ACT
Generic
Score de performance
Points forts du plan de transition : Le groupe s'est fixé des objectifs ambitieux sur l'ensemble de ces scopes. La réduction des émissions sur les scopes 1&2 entre 2019 et 2024 est de 51% (objectif 57% en 2030). Les investissements réalisés au cours de ces trois dernières années sont en moyenne supérieurs à 20% (estimation sur la base d’un pourcentage d’alignement par rapport au pourcentage d’éligibilité de l’entreprise) dédiés à des investissements bas carbone. Le Groupe l'Oréal démontre une forte politique sur les emballages : éco-conception (objectif d'éco-concevoir tous les produits du Groupe d'ici à 2030 ; 98% en 2024), réduction de l’intensité (objectif de -20% d’emballages utilisés par rapport à 2019 d'ici à 2030 ; 11% en 2024), utilisation de matériaux recyclés ou biosourcés pour les plastiques d’emballages (objectif de 50% de plastiques d’origine recyclée ou biosourcée en 2025 et 100% d’ici à 2030 ; 37% en 2024), et promotion des emballages rechargeables, réutilisables et recyclables (objectif de 100 % d'emballages plastiques rechargeables, réutilisables, recyclables ou compostables d'ici à 2025 ; 49% en 2024). Les enjeux climat semblent pleinement intégrés à la stratégie du Groupe - le plan de transition, validé par la direction, est déployé à tous les niveaux du groupe. L'Oréal travaille sur de nombreux aspects avec ses fournisseurs stratégiques (formation, accompagnement, définition d'attentes et d'objectifs de réduction, transparence …). Depuis 2014, les fournisseurs stratégiques doivent déclarer leurs émissions et objectifs de réduction au CDP. En 2022, l'engagement a couvert 88 % des achats directs, qui sont les catégories les plus émettrices de CO2. Sur l'angle client, L’Oréal a développé le système de Product Impact Labelling, un score environnemental allant de A à E. La méthodologie est publique assortie d’une attestation de vérification d’un tier indépendant. 83% des produits ont été évalués en 2022. Enfin concernant l'évolution de son modèle d'affaires, L’Oréal a pour ambition l’arrêt de l’utilisation du plastique pétrosourcé en 2030 pour les emballages, avec un objectif intermédiaire de 50 % d’ici à 2025 (37% en 2024).
Domaines d'amélioration identifiés : Les émissions scope 3 amont sont en augmentation entre 2019 et 2024 (+9%) alors qu’un objectif de réduction est fixé à -28% en 2030. Il manque des objectifs intermédiaires. Les objectifs de l’entreprise à l’horizon 2030 sont en market based. Les réductions d’émissions entre 2019 et 2024 selon cette approche sont de 51%. Toutefois, en approche location based, la réduction des émissions est de 20%. Aucune information sur l’implémentation annuelle des actions sur ces 5 prochaines années. Trois leviers de décarbonation sont identifiés sans quantifier les gains attendus pour chacun. La visibilité annuelle de ces prochaines années est donc limitée. Sur les actions relatives au scope 3, il manque une ventilation des réductions d’émissions qui peuvent être obtenues pour chacune des actions. L’Oréal pourrait mieux expliciter le travail qu’elle effectue sur la vérification du travail de calcul des émissions de GES des fournisseurs stratégiques et rapporter les résultats et conclusions de ce travail dans le DEU. De la même manière, l'Oréal pourrait publier un objectif de réduction ou gain attendu des produits écoconçus par l'entreprise ou indiquer le degré d'effort attendu de la comparaison des nouveaux produits vs produits existants.
Domaines d'amélioration identifiés : Les émissions scope 3 amont sont en augmentation entre 2019 et 2024 (+9%) alors qu’un objectif de réduction est fixé à -28% en 2030. Il manque des objectifs intermédiaires. Les objectifs de l’entreprise à l’horizon 2030 sont en market based. Les réductions d’émissions entre 2019 et 2024 selon cette approche sont de 51%. Toutefois, en approche location based, la réduction des émissions est de 20%. Aucune information sur l’implémentation annuelle des actions sur ces 5 prochaines années. Trois leviers de décarbonation sont identifiés sans quantifier les gains attendus pour chacun. La visibilité annuelle de ces prochaines années est donc limitée. Sur les actions relatives au scope 3, il manque une ventilation des réductions d’émissions qui peuvent être obtenues pour chacune des actions. L’Oréal pourrait mieux expliciter le travail qu’elle effectue sur la vérification du travail de calcul des émissions de GES des fournisseurs stratégiques et rapporter les résultats et conclusions de ce travail dans le DEU. De la même manière, l'Oréal pourrait publier un objectif de réduction ou gain attendu des produits écoconçus par l'entreprise ou indiquer le degré d'effort attendu de la comparaison des nouveaux produits vs produits existants.
Score narratif
Modèle d'entreprise et stratégie : L’Oréal a une image de leader en terme de durabilité auprès de ses pairs. Néanmoins, l’Oréal n’a pas de vision concrète pour faire converger ses ambitions et ses valeurs et les besoins de decarbonation de l’ensemble de sa chaine de valeur à la juste mesure. Le récit porté par ses activités de marketing est à l’inverse des besoins en transition environnementale et il est difficile de croire que L’Oréal pourra se repositionner et aligner son business model et ses produits dans une logique bas-carbone.
Cohérence et crédibilité : Les objectifs de décarbonation des émissions directes de L’Oréal semblent atteignables si l’on reste dans une approche market-based. Toutefois, ce n’est pas le cas des objectifs sur les émissions indirectes qui continuent encore de croitre. Certains pans de la stratégie de L’Oréal semblent aussi à contrepied de la stratégie climat, notamment sur le digital et la vente à distance et sur l’intégration de l’IA.
Qualité des données : De manière générale, les données de reporting de L’Oréal accessibles publiquement semblent cohérentes, crédibles, et sont validées par des tiers. Certaines données mineures sont parfois manquantes, telles que les émissions optionnelles (rinçage des produits) où l’on note que les émissions ont baissé depuis 2019, mais sans explication.
Réputation : Le Groupe a fait face à diverses controverses, telles que l'utilisation de manière abusive de l’argument de neutralité carbone, contrairement aux recommandations de l’ADEME et à la loi, l'utilisation de PFAS dans certains produits, et une implication dans une affaire de déforestation dûe à une utilisation d’huile de palme dans ses produits. Sur ce dernier point, L'Oréal s'est engagée en 2024 à ce que 100% de l’huile de palme achetée par le Groupe soient certifiée Roundtable on Sustainable Palm Oil (RSPO), couvrant la responsabilité environnementale et sociale dont la protection des forêts, les droits des travailleurs, des communautés locales et des peuples autochtones.
Risques : L’Oréal a fait un bon travail pour repérer et mitiger les risques auxquels le groupe fait face sur le plan climat. L’essentiel des risques se situent sur le secteur des cosmétiques et sur la chaine de valeur (besoin de rinçage, dépendance à des services écosystémiques pour les matières premières). Sur ce deuxième point L’Oréal a su monter un plan de mitigation pertinent.
Cohérence et crédibilité : Les objectifs de décarbonation des émissions directes de L’Oréal semblent atteignables si l’on reste dans une approche market-based. Toutefois, ce n’est pas le cas des objectifs sur les émissions indirectes qui continuent encore de croitre. Certains pans de la stratégie de L’Oréal semblent aussi à contrepied de la stratégie climat, notamment sur le digital et la vente à distance et sur l’intégration de l’IA.
Qualité des données : De manière générale, les données de reporting de L’Oréal accessibles publiquement semblent cohérentes, crédibles, et sont validées par des tiers. Certaines données mineures sont parfois manquantes, telles que les émissions optionnelles (rinçage des produits) où l’on note que les émissions ont baissé depuis 2019, mais sans explication.
Réputation : Le Groupe a fait face à diverses controverses, telles que l'utilisation de manière abusive de l’argument de neutralité carbone, contrairement aux recommandations de l’ADEME et à la loi, l'utilisation de PFAS dans certains produits, et une implication dans une affaire de déforestation dûe à une utilisation d’huile de palme dans ses produits. Sur ce dernier point, L'Oréal s'est engagée en 2024 à ce que 100% de l’huile de palme achetée par le Groupe soient certifiée Roundtable on Sustainable Palm Oil (RSPO), couvrant la responsabilité environnementale et sociale dont la protection des forêts, les droits des travailleurs, des communautés locales et des peuples autochtones.
Risques : L’Oréal a fait un bon travail pour repérer et mitiger les risques auxquels le groupe fait face sur le plan climat. L’essentiel des risques se situent sur le secteur des cosmétiques et sur la chaine de valeur (besoin de rinçage, dépendance à des services écosystémiques pour les matières premières). Sur ce deuxième point L’Oréal a su monter un plan de mitigation pertinent.
Score de tendance
Malgré un positionnement de leader de L’Oréal sur les sujets environnementaux auprès de ses pairs, ses récentes prises de position ne sont pas à la hauteur face à une urgence climatique de plus en plus pressente. Ses objectifs de réduction sur son scope 3 ne semblent pas réalistes au vu de ses récents résultats.
Source
ACT Eval 2
Score Global
Score de performance (/100)
49
Score de transparence (/100)
98
ℹ️
Score narratif (A > E)
C
Score de tendance (- = +)
=
Scores par modules
#1 : meilleur score dans l'échantillon des résultats
N/A% = module non applicable à la méthodologie sectorielle
Objectifs de réduction : 75%
#1
Investissement matériel : 25%
#1
Investissement immatériel : N/A%
#1
Performance des produits : 21%
#1
Management : 79%
#1
Engagement Fournisseur : 85%
#1
Engagement Client : 46%
#1
Engagement public : 54%
#1
Modèle d’affaires : 31%
#1
Pondération par module
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