2024
Michelin
Année
Secteur
Industrie légère
Méthodologie ACT
Generic
Score de performance
Michelin s'est fixé des objectifs alignés sur la science sur ses 3 scopes. Toutefois, sa cible scope 3 ne couvre pas l'utilisation de ses produits. De plus, l'entreprise n'a pas d'objectif scope 3 sur le long-terme. Michelin quantifie ses leviers de décarbonation scope 1&2, mais ceux-ci reposent cependant beaucoup sur l’achat d’électricité renouvelable. Les émissions scope 3 de l'entreprise sont en baisse, suivant la trajectoire de son objectif. L’entreprise possède un plan d’actions concret sur ses principaux postes d'émissions, spécifiquement concernant le transport et les matières premières. L’entreprise mentionne d’importants budgets de R&D mais ne fournit aucun chiffre sur la part liée au climat.
Michelin intègre les enjeux climat de façon structurante au sein de sa hiérarchie. Toutefois, la personne en charge de la stratégie environnementale de l'entreprise, le Chief Sustainability Officer, ne témoigne d'aucune formation ni expérience en matière de climat. Un prix interne du carbone a été intégré à la prise de décision de l’entreprise dans les investissements. Concernant l'engagement de sa chaine de valeur, Michelin a structuré une statégie fournisseurs pertinente, en ayant comme objectif d’avoir 70% de ses fournisseurs (en émissions de GES) qui soient engagés au SBTi d’ici 2024.
L’entreprise déclare que 13% de ses ventes sont alignées avec la taxonomie européenne. L’entreprise opère comme principal changement de business model de se positionner sur les marchés émergents des véhicules électriques et à hydrogène. Michelin estime que d’ici 2030, 45% des ventes seront des véhicules électriques. Toutefois, Michelin ne précise pas la part actuelle de ses ventes de pneumatiques qui fournissent des véhicules électriques. L’entreprise ne mentionne aucune volonté de sortir de ses activités les plus carbonées.
Michelin intègre les enjeux climat de façon structurante au sein de sa hiérarchie. Toutefois, la personne en charge de la stratégie environnementale de l'entreprise, le Chief Sustainability Officer, ne témoigne d'aucune formation ni expérience en matière de climat. Un prix interne du carbone a été intégré à la prise de décision de l’entreprise dans les investissements. Concernant l'engagement de sa chaine de valeur, Michelin a structuré une statégie fournisseurs pertinente, en ayant comme objectif d’avoir 70% de ses fournisseurs (en émissions de GES) qui soient engagés au SBTi d’ici 2024.
L’entreprise déclare que 13% de ses ventes sont alignées avec la taxonomie européenne. L’entreprise opère comme principal changement de business model de se positionner sur les marchés émergents des véhicules électriques et à hydrogène. Michelin estime que d’ici 2030, 45% des ventes seront des véhicules électriques. Toutefois, Michelin ne précise pas la part actuelle de ses ventes de pneumatiques qui fournissent des véhicules électriques. L’entreprise ne mentionne aucune volonté de sortir de ses activités les plus carbonées.
Score narratif
Modèle d'entreprise et stratégie : L'entreprise est encore globalement dépendante des voitures thermiques fortement carbonées, mais elle se repositionne en investissant dans les marchés émergents du véhicule électrique et à hydrogène.
Cohérence et crédibilité : Les cibles de réduction de l'entreprise rebouclent bien avec son plan d'action et il existe une incitation pour atteindre ces cibles auprès des employés jusqu'au plus haut niveau.
Qualité des données : L'entreprise a fait son bilan GES en suivant le GHG Protocol mais il n'a pas été trouvé de mention d'un auditeur tiers dans leur DEU. Ses émissions 2019 sont légèrement différentes entre deux tableaux du DEU 2024 (3,2 MtCO2e puis 3,4 MtCO2e).
Réputation : Une enquête a révélé qu’un projet de caoutchouc durable (RLU) lancé en 2015 par Michelin et Barito Pacific en Indonésie reposait en réalité sur la déforestation industrielle de milliers d’hectares de forêts. Environ un tiers des plantations financées par les green bonds de 2018 se situent dans ces zones déboisées, ce qui remet en cause la crédibilité de l’engagement affiché par Michelin. Face à cette accusation de greenwashing, Michelin ne semble pas avoir fait de mea culpa, mais a simplement remboursé la somme du green bond sans explication. L'entreprise présente encore le projet comme étant positif d’un point de vue écologique et social.
Risques : L'entreprise reste largement dépendante des carburants fossiles, mais son plan de décarbonation met en avant des actions d'électrification et de conversion du matériel pour sortir des énergies fossiles. L'entreprise dépend pour une part importante de sa cible scopes 1&2 (environ 50% de la baisse annoncée) de l'achat de certificats d’attribut énergétique. Il est possible que l'offre ne suive pas la demande dans les prochaines années. De la même manière, pour décarboner son scope 3, l'entreprise va devoir se procurer une part grandissante de matériaux renouvelables ou recyclés, voire de produits bas-carbone qui n'existent pas encore.
Cohérence et crédibilité : Les cibles de réduction de l'entreprise rebouclent bien avec son plan d'action et il existe une incitation pour atteindre ces cibles auprès des employés jusqu'au plus haut niveau.
Qualité des données : L'entreprise a fait son bilan GES en suivant le GHG Protocol mais il n'a pas été trouvé de mention d'un auditeur tiers dans leur DEU. Ses émissions 2019 sont légèrement différentes entre deux tableaux du DEU 2024 (3,2 MtCO2e puis 3,4 MtCO2e).
Réputation : Une enquête a révélé qu’un projet de caoutchouc durable (RLU) lancé en 2015 par Michelin et Barito Pacific en Indonésie reposait en réalité sur la déforestation industrielle de milliers d’hectares de forêts. Environ un tiers des plantations financées par les green bonds de 2018 se situent dans ces zones déboisées, ce qui remet en cause la crédibilité de l’engagement affiché par Michelin. Face à cette accusation de greenwashing, Michelin ne semble pas avoir fait de mea culpa, mais a simplement remboursé la somme du green bond sans explication. L'entreprise présente encore le projet comme étant positif d’un point de vue écologique et social.
Risques : L'entreprise reste largement dépendante des carburants fossiles, mais son plan de décarbonation met en avant des actions d'électrification et de conversion du matériel pour sortir des énergies fossiles. L'entreprise dépend pour une part importante de sa cible scopes 1&2 (environ 50% de la baisse annoncée) de l'achat de certificats d’attribut énergétique. Il est possible que l'offre ne suive pas la demande dans les prochaines années. De la même manière, pour décarboner son scope 3, l'entreprise va devoir se procurer une part grandissante de matériaux renouvelables ou recyclés, voire de produits bas-carbone qui n'existent pas encore.
Score de tendance
Le groupe prend en compte de façon plutôt satisfaisante les externalités climatiques, et les objectifs fixés semblent atteignables. Son modèle d'affaires se diversifie, il semble que sa dépendance à l'automobile tend à se réduire.
Source
ACT Eval 2
Score Global
Score de performance (/100)
53
Score de transparence (/100)
91
ℹ️
Score narratif (A > E)
B
Score de tendance (- = +)
+
Scores par modules
#1 : meilleur score dans l'échantillon des résultats
N/A% = module non applicable à la méthodologie sectorielle
Objectifs de réduction : 26%
#1
Investissement matériel : 63%
#1
Investissement immatériel : 0%
#1
Performance des produits : 72%
#1
Management : 67%
#1
Engagement Fournisseur : 72%
#1
Engagement Client : 69%
#1
Engagement public : 32%
#1
Modèle d’affaires : 24%
#1
Pondération par module
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