2024
Opmobility
Année
Secteur
Automobile
Méthodologie ACT
Generic
Score de performance
OPmobility dispose de cibles court-terme (entre 2025 et 2030) et d’une cible à horizon 2050 mais peu détaillée. Elle gagnerait à se poser des jalons réguliers pour cette cible long-terme. De plus, OPmobility fait reposer la décarbonation de ses scopes 1 & 2 principalement sur des instruments de marché liés à la fourniture d’électricité, ce qui montre un manque d’ambition du plan d’action sur ce périmètre. Le plan d’action gagnerait ainsi à s’étoffer sur des aspects de sobriété, d’efficacité énergétique, d’électrification des usages.
Au niveau de ses produits vendus, OPmobility met en place plusieurs actions pertinentes pour réduire les émissions de GES sur les postes clés, telles que le développement de nouveaux composites allégés et améliorant l’aérodynamisme permettant de diminuer la consommation énergétique des véhicules, ou la R&D sur des matières recyclées et biosourcées (polymères recyclés, composites végétaux, fibres naturelles...). Par ailleurs, ses émissions scope 3 ont globalement fortement baissé (-35% entre 2019 et 2024). En particulier, les émissions du scope 3 aval (87% du bilan GES total) ont baissé de 37%. Toutefois, ses émissions amont ont augmenté de 31% depuis 2019.
Au niveau de l'engagement de sa chaîne de valeur, si OPmobility demande à ses fournisseurs de lui fournir des données carbone sur les produits qu'ils vendent, elle n'a en revanche pas formalisé de réelle stratégie d'engagement client.
Enfin, l’entreprise risque d’avoir du mal à décarboner profondément ses activités et notamment la phase d’utilisation de ses produits (84% du total) si elle tient à rester le dernier acteur à encore opérer sur le segment des véhicules thermiques. Selon elle, dans 20 ans « les moteurs thermiques seront toujours là, alimentés peut-être par des carburants alternatifs ». Dans ces conditions, il semble peu probable d’atteindre sa cible net zero (-90% minimum de son scope 3 d’après SBTi) d'ici 2050.
Au niveau de ses produits vendus, OPmobility met en place plusieurs actions pertinentes pour réduire les émissions de GES sur les postes clés, telles que le développement de nouveaux composites allégés et améliorant l’aérodynamisme permettant de diminuer la consommation énergétique des véhicules, ou la R&D sur des matières recyclées et biosourcées (polymères recyclés, composites végétaux, fibres naturelles...). Par ailleurs, ses émissions scope 3 ont globalement fortement baissé (-35% entre 2019 et 2024). En particulier, les émissions du scope 3 aval (87% du bilan GES total) ont baissé de 37%. Toutefois, ses émissions amont ont augmenté de 31% depuis 2019.
Au niveau de l'engagement de sa chaîne de valeur, si OPmobility demande à ses fournisseurs de lui fournir des données carbone sur les produits qu'ils vendent, elle n'a en revanche pas formalisé de réelle stratégie d'engagement client.
Enfin, l’entreprise risque d’avoir du mal à décarboner profondément ses activités et notamment la phase d’utilisation de ses produits (84% du total) si elle tient à rester le dernier acteur à encore opérer sur le segment des véhicules thermiques. Selon elle, dans 20 ans « les moteurs thermiques seront toujours là, alimentés peut-être par des carburants alternatifs ». Dans ces conditions, il semble peu probable d’atteindre sa cible net zero (-90% minimum de son scope 3 d’après SBTi) d'ici 2050.
Score narratif
Modèle d'entreprise et stratégie : OPmobility met en avant que "plus de 75 % du chiffre d’affaires repose sur des segments non exposés aux évolutions de la motorisation (pare‑chocs, modules, éclairages)". Cependant l'entreprise explique aussi qu'elle compte rester sur le marché thermique jusqu'au dernier moment (stratégie "last man standing") afin de capter "les parts de marché laissées par des concurrents en retrait ou en difficulté sur certains segments", ce qui dessert grandement la pertinence de sa stratégie climatique.
Cohérence et crédibilité : L'entreprise prévoit d’à la fois réduire de 30% ses émissions scope 3 d'ici 2030, de consolider sa place de leader mondial sur le segment thermique en déclin et de croitre sur le segment des véhicules bas-carbone. Par ailleurs, la stratégie de décarbonation de l'entreprise repose sur des leviers tels que la compensation via achat de crédits carbone et des achats de certificats d'énergie verte, mécanismes controversés et souvent peu pertinents sur le plan de l’atténuation du changement climatique.
Qualité des données : L'entreprise décrit clairement le périmètre et la méthodologie de calcul de ses données. Toutefois, les échéances mentionnées dans ses rapports concernant ses cibles de décarbonation court-terme scopes 1&2 ne sont pas toujours cohérentes.
Réputation : Il est fait mention d'un site où des traces de polluants avaient été trouvées mais rien d'assez matériel pour remettre en cause la crédibilité de l'entreprise.
Risques : Bien que plus de 75% du CA de l’entreprise soit indépendant du type de motorisation, une part non négligeable de ses activités dépend de la voiture thermique. De plus, l'entreprise dépend en partie de la disponibilité et la validité de futurs contrats d'énergie verte pour décarboner ses scopes 1&2. Pour son scope 3, elle compte notamment sur les matières recyclées et biosourcées, il y a là aussi un risque d'indisponibilité face à une trop forte demande dans le futur. L'entreprise a identifié les différents risques liés à la transition et liste les différents leviers pour les minimiser. Notamment l'investissement R&D, la diversification de ses activités, régions et clients. Cependant, il n'a pas été possible de trouver la part de ses investissements R&D liés à la décarbonation.
Cohérence et crédibilité : L'entreprise prévoit d’à la fois réduire de 30% ses émissions scope 3 d'ici 2030, de consolider sa place de leader mondial sur le segment thermique en déclin et de croitre sur le segment des véhicules bas-carbone. Par ailleurs, la stratégie de décarbonation de l'entreprise repose sur des leviers tels que la compensation via achat de crédits carbone et des achats de certificats d'énergie verte, mécanismes controversés et souvent peu pertinents sur le plan de l’atténuation du changement climatique.
Qualité des données : L'entreprise décrit clairement le périmètre et la méthodologie de calcul de ses données. Toutefois, les échéances mentionnées dans ses rapports concernant ses cibles de décarbonation court-terme scopes 1&2 ne sont pas toujours cohérentes.
Réputation : Il est fait mention d'un site où des traces de polluants avaient été trouvées mais rien d'assez matériel pour remettre en cause la crédibilité de l'entreprise.
Risques : Bien que plus de 75% du CA de l’entreprise soit indépendant du type de motorisation, une part non négligeable de ses activités dépend de la voiture thermique. De plus, l'entreprise dépend en partie de la disponibilité et la validité de futurs contrats d'énergie verte pour décarboner ses scopes 1&2. Pour son scope 3, elle compte notamment sur les matières recyclées et biosourcées, il y a là aussi un risque d'indisponibilité face à une trop forte demande dans le futur. L'entreprise a identifié les différents risques liés à la transition et liste les différents leviers pour les minimiser. Notamment l'investissement R&D, la diversification de ses activités, régions et clients. Cependant, il n'a pas été possible de trouver la part de ses investissements R&D liés à la décarbonation.
Score de tendance
La réduction des émissions de l'entreprise semble causée par des changements internes, notamment de l'efficacité énergétique pour les scopes 1&2 (22 % d’amélioration de l’efficacité énergétique vs 2019), tandis que le CA a légèrement augmenté entre 2023 et 2024.
Par ailleurs, OPmobility a tout intérêt à se placer en leader des véhicules décarbonés pour des questions économiques, et elle met en avant que 75% de son CA est indépendant de la motorisation, elle est donc capable de faire ce changement de cap. Cependant, sa volonté de rester jusqu’au dernier moment sur le marché des véhicules thermiques est un frein important à sa capacité à décarboner en profondeur ses émissions. Enfin, le business group C-Power conçoit des réservoirs destinés aux véhicules thermiques, il y a donc des émissions verrouillées liées à leurs usines, même si un changement pour des véhicules hybrides ou à e-fuels pourrait être envisagé.
Par ailleurs, OPmobility a tout intérêt à se placer en leader des véhicules décarbonés pour des questions économiques, et elle met en avant que 75% de son CA est indépendant de la motorisation, elle est donc capable de faire ce changement de cap. Cependant, sa volonté de rester jusqu’au dernier moment sur le marché des véhicules thermiques est un frein important à sa capacité à décarboner en profondeur ses émissions. Enfin, le business group C-Power conçoit des réservoirs destinés aux véhicules thermiques, il y a donc des émissions verrouillées liées à leurs usines, même si un changement pour des véhicules hybrides ou à e-fuels pourrait être envisagé.
Source
ACT Eval 2
Score Global
Score de performance (/100)
44
Score de transparence (/100)
91
ℹ️
Score narratif (A > E)
C
Score de tendance (- = +)
=
Scores par modules
#1 : meilleur score dans l'échantillon des résultats
N/A% = module non applicable à la méthodologie sectorielle
Objectifs de réduction : 51%
#1
Investissement matériel : 23%
#1
Investissement immatériel : 0%
#1
Performance des produits : 73%
#1
Management : 60%
#1
Engagement Fournisseur : 64%
#1
Engagement Client : 20%
#1
Engagement public : 31%
#1
Modèle d’affaires : 30%
#1
Pondération par module
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