2024
TotalEnergies
Année
Secteur
Energie
Méthodologie ACT
Oil & Gas
Score de performance
TotalEnergies s’est dotée d’objectifs de réduction d'émissions à horizon 2025 et 2030, mais ceux-ci sont insuffisamment ambitieux, reposent sur un périmètre restreint, et sont exprimés en émissions nettes en autorisant le recours aux crédits carbone. Les investissements matériels restent majoritairement incompatibles avec les objectifs climatiques, et seuls 25% des CAPEX 2024 soutiennent le développement des technologies bas-carbone selon les critères de la Taxonomie verte européenne. En revanche, 68% du budget de R&D est dédié à ces technologies.
La gouvernance est mobilisée, avec une part des rémunérations indexée sur des critères climatiques, bien que des incitations à la croissance des hydrocarbures persistent. Le plan de transition mériterait d’être davantage structuré et prolongé au-delà de 2030. TotalEnergies a structuré une stratégie fournisseurs, mais cette dernière manque d'amibition et pourrait intégrer des engagements de décarbonation. L’entreprise développe activement des modèles d’affaires liés aux énergies bas-carbone, mais prévoit également de conserver une part très importante d’activités fossiles.
Si le discours public est en majorité favorable aux politiques climatiques, plusieurs contradictions ont été relevées par des analyses externes. TotalEnergies serait d'ailleurs plus crédible si elle promouvait de manière différenciée les énergies de la filière gazière fossile et les énergies bas-carbone, actant que le gaz fossile et l’électricité générée à partir de gaz fossile restent des énergies très émettrices. Le Groupe pourrait enfin renforcer la place de l’efficacité énergétique et d’autres leviers de réduction de la demande énergétique dans la stratégie d’entreprise.
La gouvernance est mobilisée, avec une part des rémunérations indexée sur des critères climatiques, bien que des incitations à la croissance des hydrocarbures persistent. Le plan de transition mériterait d’être davantage structuré et prolongé au-delà de 2030. TotalEnergies a structuré une stratégie fournisseurs, mais cette dernière manque d'amibition et pourrait intégrer des engagements de décarbonation. L’entreprise développe activement des modèles d’affaires liés aux énergies bas-carbone, mais prévoit également de conserver une part très importante d’activités fossiles.
Si le discours public est en majorité favorable aux politiques climatiques, plusieurs contradictions ont été relevées par des analyses externes. TotalEnergies serait d'ailleurs plus crédible si elle promouvait de manière différenciée les énergies de la filière gazière fossile et les énergies bas-carbone, actant que le gaz fossile et l’électricité générée à partir de gaz fossile restent des énergies très émettrices. Le Groupe pourrait enfin renforcer la place de l’efficacité énergétique et d’autres leviers de réduction de la demande énergétique dans la stratégie d’entreprise.
Score narratif
Modèle d'entreprise et stratégie : TotalEnergies a amorcé un repositionnement stratégique partiel vers des activités bas-carbone, en réallouant pour partie ses investissements vers l’électricité et les combustibles bas-carbone, tout en continuant à augmenter la production d’hydrocarbures jusqu’à au moins 2030.
Cohérence et crédibilité : Ce positionnement présente des incohérences, notamment entre les visions à 2030 (hausse des hydrocarbures) et à 2050 (transition rapide) et s’agissant la compatibilité des nouveaux projets d’extraction d’hydrocarbures avec l’Accord de Paris. Le gaz naturel, bien qu’ayant une forte empreinte carbone, est mis en avant comme énergie de transition sans garanties contre les risques de verrouillage technologique.
Qualité des données : Les données d’émissions présentent d’importantes lacunes méthodologiques, en particulier une forte sous-estimation très probable pour le méthane et des comparaisons interannuelles faussées, ce qui limite la crédibilité des trajectoires de réduction, d’autant plus que le recours aux crédits carbone est permis pour satisfaire certains objectifs de réduction.
Réputation : De nombreux contentieux, scandales ou controverses (dégradation de la biodiversité, pollutions, atteinte aux droits humains, sous-estimation des émissions, etc.) peuvent remettre en question la crédibilité des engagements et de la stratégie de transition. Réaction régulière voire systématique aux incidents réputationnels, mais les réponses apparaissent généralement superficielles ou insuffisantes..
Risques : Bien que des investissements importants en R&D soient réalisés pour développer des technologies bas-carbone, la dépendance aux énergies fossiles pour les profits même à long-terme remet en question la cohérence de la stratégie climatique. Plusieurs risques sont susceptibles de bloquer la bonne implémentation de la stratégie de décarbonation : la faisabilité technico-économique du déploiement à grande échelle du captage et stockage de CO2, les tensions ou contraintes d'approvisionnement en biomasse durable, et le développement de technologies bas-carbone non adaptée à la demande (biocombustibles, électro-carburants, etc).
Cohérence et crédibilité : Ce positionnement présente des incohérences, notamment entre les visions à 2030 (hausse des hydrocarbures) et à 2050 (transition rapide) et s’agissant la compatibilité des nouveaux projets d’extraction d’hydrocarbures avec l’Accord de Paris. Le gaz naturel, bien qu’ayant une forte empreinte carbone, est mis en avant comme énergie de transition sans garanties contre les risques de verrouillage technologique.
Qualité des données : Les données d’émissions présentent d’importantes lacunes méthodologiques, en particulier une forte sous-estimation très probable pour le méthane et des comparaisons interannuelles faussées, ce qui limite la crédibilité des trajectoires de réduction, d’autant plus que le recours aux crédits carbone est permis pour satisfaire certains objectifs de réduction.
Réputation : De nombreux contentieux, scandales ou controverses (dégradation de la biodiversité, pollutions, atteinte aux droits humains, sous-estimation des émissions, etc.) peuvent remettre en question la crédibilité des engagements et de la stratégie de transition. Réaction régulière voire systématique aux incidents réputationnels, mais les réponses apparaissent généralement superficielles ou insuffisantes..
Risques : Bien que des investissements importants en R&D soient réalisés pour développer des technologies bas-carbone, la dépendance aux énergies fossiles pour les profits même à long-terme remet en question la cohérence de la stratégie climatique. Plusieurs risques sont susceptibles de bloquer la bonne implémentation de la stratégie de décarbonation : la faisabilité technico-économique du déploiement à grande échelle du captage et stockage de CO2, les tensions ou contraintes d'approvisionnement en biomasse durable, et le développement de technologies bas-carbone non adaptée à la demande (biocombustibles, électro-carburants, etc).
Score de tendance
TotalEnergies jouit d'une forte maturité sur le pilotage stratégique de la transition bas-carbone, et bénéficie d'opportunités importantes pour le développement et la montée en échelle des produits bas-carbone. Des leviers de décarbonation spécifiques et pertinents sont mis en place, et une réallocation significative des investissements au profit des segments de l’électricité et des molécules bas-carbone est amorcée.
A côté de cela, la production et la vente d'hydrocarbures sont planifiées à la hausse et encouragées par des éléments de rémunération des cadres-dirigeants. Le gaz naturel est fortement mis en avant et assumé comme énergie de transition sans mise en place de garde-fou. Enfin, les objectifs de réduction d’émissions sont peu engageants (sauf pour le méthane fossile) du fait du recours possible et prévu aux crédits carbone à partir de 2030.
Ainsi, la tendance globale semble aller vers une stagnation du score pour les prochaines années, à moins que des évènements d’ampleur ne conduisent à une baisse structurelle de la demande mondiale en hydrocarbures et à remettre en cause les objectifs de hausse de la production des hydrocarbures.
A côté de cela, la production et la vente d'hydrocarbures sont planifiées à la hausse et encouragées par des éléments de rémunération des cadres-dirigeants. Le gaz naturel est fortement mis en avant et assumé comme énergie de transition sans mise en place de garde-fou. Enfin, les objectifs de réduction d’émissions sont peu engageants (sauf pour le méthane fossile) du fait du recours possible et prévu aux crédits carbone à partir de 2030.
Ainsi, la tendance globale semble aller vers une stagnation du score pour les prochaines années, à moins que des évènements d’ampleur ne conduisent à une baisse structurelle de la demande mondiale en hydrocarbures et à remettre en cause les objectifs de hausse de la production des hydrocarbures.
Source
ACT Eval 2
Score Global
Score de performance (/100)
35
Score de transparence (/100)
86
ℹ️
Score narratif (A > E)
D
Score de tendance (- = +)
=
Scores par modules
#1 : meilleur score dans l'échantillon des résultats
N/A% = module non applicable à la méthodologie sectorielle
Objectifs de réduction : 19%
#1
Investissement matériel : 2%
#1
Investissement immatériel : 42%
#1
Performance des produits : 34%
#1
Management : 71%
#1
Engagement Fournisseur : 58%
#1
Engagement Client : 35%
#1
Engagement public : 23%
#1
Modèle d’affaires : 66%
#1
Pondération par module
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